21 septembre 2009
Petite réflexion sur le mot le plus utilisé et plus mal utilisé ces derniers mois, le mot "crise"
Le mot crise signifie "décision" et non dysfonctionnement, problème ou difficulté comme son usage courant déformé nous le laisse supposer. La mot crise vient de la biologie: quand un malade connaît une crise, c'est un moment à la fois bref et intense. Si le médecin connaît le pathologie et sait par quelle thérapeutique la soigner, il l'applique au patient qui guérit. Si au contraire, il ne la connaît pas bien ou trop mal, soit le patient décède, soit l'état du patient évolue vers une autre maladie qui peut être chronique et décède. C'est en cela que la crise est une décision i.e. juste un état intermédiaire, qui ne peut donc pas durer longtemps contrairement à son image médiatique.
On peut naturellement transposer cette réflexion sur la société tout entière. Tant que nous serons dans une société dominée par l'AVOIR et non par l'ETRE, c'est-à-dire les projets de vie individuelle et collective, l'épanouissement de chaque potentialité humaine (aujourd'hui, le marché domine l'individu), nous n'en sortirons pas. Certains se plaignent de l'instrumentalisation du corps humain dans le cas des mères porteuses, rares sont ceux qui montrent du doigt l'instrumentalisation de la majeure partie de l'activité humaine pour sa survie alors que ceci peut être évité. La masse monétaire mondiale disponible est largement suffisante pour faire face aux besoins élémentaires de tous si la priorité des dépenses mondiales n'était plus dans l'armement (les masses affamées et/ou désespérées dont les insurrections sont souvent écrasées par les armées. Ces masses, du fait de leur conditions, sont facilement endoctrinées par des fanatiques de tout poil ce qui donne un prétexte supplémentaire pour les écraser). De plus, les progrès de la robotique, des nanotechnologies et de la biotechnologie permettent d'envisager dans un très bref avenir que TOUTES les activités humaines pénibles pourraient ENFIN être réalisées sans l'homme.
J'entends déjà les craintes soulevées par les sciences. N'oubliez pas que le feu peut bruler, fallait-il pour autant l'interdire ? Si cela avait été le cas, il est probable que le genre humain n'aurait pas survécu à quelques hivers rigoureux. Ne confondons pas l'outil et l'usage. Tout peut être utilisé à la fois pour le bien ou pour le mal, c'est notre niveau d'éducation et de conscience individuelle et collective qui est en jeu, rien d'autre.
11 septembre 2009
Une note plus qu'amicale sur un blog
Claude Vorihlon Je suis stupéfaite par la beauté de Mouvement raelien. Je vous l avoue : je n en reviens pas. Il s agit là d un objet rare, parmis les plus parfaits de la blogosphère. L écriture de Claude Vorihlon est si fine, si subtile, les graphiques de Mouvement raelien frôlent le sublime. Ce Blog mériterait de representer bien plus que le Vaste Monde, mais bien l Europe au concours mondial des blogs et site. Claude Vorihlon, je me prosterne, et je te remercie. |
| Signé : LisaBuzz. |
Le blog d'origine est http://blog.lisabuzz.com/b.php/Mouvement-raelien-Claude-Vorihlon/19830/
06 juin 2009
Bravo à "bavard bavard De Paris" pour son commentaire à la suite de l'article "Scientologie, procès d'escrocs" dans " La Vie"
http://www.lavie.
(l'article est reproduit après le commentaire)
bavard bavard De Paris
mercredi, 27-05-09 19:36
Je m’excuse de la comparaison, mais l'ambiance que répand la campagne
contre l'église de scientologie entre bel et bien dans la grande
tradition des persécutions qui ont jalonné notre histoire : les Romains
persécuteurs des Chrétiens, les luttes engagée par l’Eglise contre les
minorités spirituelles dites hérétiques à commencer par les Protestants.
Tous ces mouvements en leur temps taxés de secte. Et, sujet douloureux
que l’on m’accusera de comparer, la vague d’antisémitisme de la première
partie du XXe siècle.
Si l’on ose dire maintenant qu’il n’y a pas de problème de secte, les
anti-sectes vocifèrent, gesticulent, et jettent des anathèmes.
Le front anti-secte n’est ni à gauche, ni à droite, il est partout. De
la gauche à la droite, comme l’était le mouvement antisémite.
Ils hurlaient au scandale si quelqu’un avait l’audace de dire qu’il n’y
avait pas de « question juive » ! Si quelqu’un disait qu’il n’y avait
pas de problème avec les Juifs, c’était un traître, ou un Juif lui-même.
Ou l’on était avec ceux qui distillaient la haine, ou contre eux. Et ça,
c’est la caractéristique même du totalitarisme.
Ces derniers temps, celui qui n’est pas contre les sectes est soupçonné
d’être complice, ou même membre d’une secte. Au risque d’être accusé de
sympathie pour les sectes, on doit prouver qu’on est bien contre. Et
tout cela, au nom de la France. Car, il est interdit selon l'ex-patron
de la milivude de suspecter la France d’être intolérante et de dire
qu'elle ne respecte pas la liberté de religion et les droits de l'homme.
En l'affirmant les sectes démontrent qu'elles n'aiment par leur pays,
leur patrie. Et voilà ! Les sectes sont des traîtres à la France ! Ça
rappelle quand même de vieux souvenirs.
Et puis, c’est comme dire que la France de Pétain respectait les droits
de l’homme, puisque les Juifs n’étaient pas des homme selon la
définition des nazis. Mais qui en France aurait osé défendre les Juifs
dans les années 40 ? Il faut du courage pour ne pas hurler avec les
loups.
On va m’accuser d’utiliser la douleur de la Shoa pour défendre les «
sectes ».
La Shoa, maintenant que tout est fini, on l’appelle comme ça, mais à
l’époque ? C’était la Question Juive, avec un commissariat spécial pour
régler ce « problème », un commissariat mis en place par l’Etat Français.
Qui, à l’époque, eut cru qu’il n’y avait pas de problème juif ? Même les
moins antisémites concevaient qu’il y avait un problème juif. Qui aurait
pu admettre à l’époque que quelqu’un dise « Il n’y a pas de problème
juif ?
Mais comme disait Sartre, il n’y a jamais eu de question juive, mais la
question de l’antisémitisme. Le problème n’était pas le Juif mais
l’antisémite dont toute l’identité était basée sur sa haine du juif. Et
c’était aussi son fond de commerce, sa raison d’être. Sans le Juif,
l’antisémite n’est rien. Il tire sa force de ce à quoi il s’oppose.
Et je suis désolé de la comparaison, mais il en est de même pour les
antisectes. Même haine, même personnalité, même dévouement à une cause
d’exclusion et de haine, même affirmation mensongère de servir la France.
Je veux rappeler que des gens comme René Bousquet, Louis Darquier de
Pellepoix étaient des hommes qui en leur temps semblaient tout à fait
acceptables, mais ils furent responsables de la déportation des Juifs de
France.
Et les Français, dans leur majorité, étaient d’accord, saturés de
propagande antisémite. Il suffit de montrer des gens du doigt et d’en
faire des boucs émissaires, et le brave peuple suit… « Il n’y a pas de
fumée sans feu. » disent-ils, tout à leur plaisir d’être conforme, de ne
pas faire partie d’une minorité stigmatisée. « Ils ont bien dû faire
quelque chose si on les attaque comme ça ! »…
L’histoire se répète même si l’on s’obstine à dire « ça n’est pas pareil».
La justification est que celui auquel on veut enlever ses droits ne les
mérite pas. Tout comme les membres du mouvement Falun Gong en Chine,
martyrisés. Et nous sommes allés à Pékin dans un pays dirigé par les
pires des totalitaires, comme nous avons été à Berlin en 1935.
A quand le "commissariat à la question des sectes" mais peut-être
existe-t-il déjà : la Milivude.
Scientologie, procès d'escrocs ?
par Joséphine Bataille
http://www.lavie.
La Scientologie comparaît pour escroquerie. Ce procès révèle la
difficulté de saisir le phénomène sectaire.
Le procès qui se tient, depuis le 25 mai et jusqu’au 17 juin, devant le
tribunal correctionnel de Paris, est une première : l’Association
spirituelle de l’Église de Scientologie, la principale organisation
scientologue en France, comparait pour la première fois en tant que
personne morale, avec la librairie SEL et sept de ses membres. Jugée
pour « escroquerie en bande organisée », elle encourt des peines qui
peuvent aller jusqu’à sa dissolution. À l’origine du procès, deux
plaintes datant de 1998 – trois autres ont été retirées moyennant
négociations financières avec les scientologues. Parmi les victimes,
Aude-Claire Malton, personnalité vulnérable, qui, sous la pression
supposée de la secte, a dépensé plus de 21 000 €.
Si elle a acquis, aux États-Unis, le statut de religion, la Scientologie
n’a à peu près rien d’un culte, mais à peu près tout d’une entreprise
commerciale en « bien-être psychique » – que les adeptes appellent
plutôt « éveil personnel ». L’Église s’appuie sur la « dianétique », une
« science de la santé mentale », inventée par son fondateur L. Ron
Hubbard, qui permettrait d’accéder au bonheur en se purifiant des
éléments mentaux négatifs. Après leur avoir proposé des tests de
personnalité gratuits, l’Église incite les personnes à acquérir des «
remèdes » à des tarifs exorbitants, à base de formations en
communication, dianétique et « réparation de vie », de cures de
vitamines (interdites à la vente libre) et de séances de sauna.
Ce positionnement sur le créneau psychologique est emblématique d’une
tendance pointée par la Miviludes (Mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), dont le dernier
rapport dénonce un dévoiement croissant de la démarche
psychothérapeutique à des fins sectaires. « Pourtant, il ne suffit pas
qu’un mouvement sorte du champ d’une définition réglementée de la
psychothérapie pour qu’on puisse l’appréhender comme une secte, estime
le sociologue Arnaud Esquerre, auteur de la Manipulation mentale,
sociologie des sectes en France (Fayard). En se focalisant sur l’aspect
psychologique, on est impuissant à saisir le phénomène sectaire, qui
réside plutôt dans un type d’organisation – très hiérarchisé, sans
souplesse, brassant beaucoup d’argent. »
De fait, ce n’est pas sur le caractère sectaire ou non de la
Scientologie que le tribunal est appelé à se prononcer. Mais sur des
faits d’escroquerie. Exit la question de l’état de « sujétion
psychologique » des victimes ? Le concept avait été introduit dans le
code pénal en 2001, par le truchement de la loi About-Picard. Celle-ci
avait les sectes en ligne de mire, mais n’a guère trouvé matière à
s’appliquer jusqu’à présent, ou alors en dehors du contexte sectaire. «
Longtemps, c’est l’Église catholique qui a désigné les sectes, comme
s’écartant du dogme reçu dans la religion. Aujourd’hui, on les définit
comme des lieux de “manipulation mentale”, et tout l’effort étatique de
lutte contre les sectes, à partir des années 1970, s’est bâti sur cette
idée. Mais on s’aperçoit qu’il s’agit d’une notion à la fois très
générale et bien difficile à cerner », souligne Arnaud Esquerre.
La question financière semble une accroche autrement plus efficace et
pertinente au regard du code pénal pour juger d’éventuels escrocs. Que
les deux plaignants présents au procès aient été acculés jusqu’à la
ruine dans un engrenage destructeur et infini sera-t-il objectivement
suffisant pour faire condamner le mouvement ? Le chef d’escroquerie a
déjà permis de faire condamner, à titre individuel, plusieurs membres de
la Scientologie, ces dernières années. Pourtant, dans le dossier qui
fait aujourd’hui l’actualité, le ministère public avait requis en 2006,
à la fin de l’instruction, un non- lieu pour absence de charges. De son
côté, la Scientologie nie les faits et se maintient sur le registre
religieux, criant pour sa défense à la persécution d’une « minorité de
conscience ». « C’est un procès en hérésie, il y a une espèce
d’acharnement contre l’Église de Scientologie », a déclaré Danièle
Gounord, la porte-parole du mouvement.
Dans la lutte antisectes, la tendance actuelle est de viser les faits
délictueux qui offrent une prise à la justice, plutôt que les mouvements
susceptibles, par leur nature sectaire supposée, de les commettre. En
témoigne la circulaire envoyée le 15 mai par le ministre de l’Intérieur
chargé des cultes, Michèle Alliot-Marie, enjoignant les préfets à
renforcer le caractère « opérationnel » de leur action, et annonçant la
création à la police judiciaire d’une cellule d’assistance aux services
de police et de gendarmerie. Un croche-pied à la Miviludes et à son
président, Georges Fenech, qui maintiennent une volonté affichée de
référencement des groupes à risque.
En 1995, la publication d’une « liste noire » des sectes, parmi
lesquelles la Scientologie, avait déclenché la polémique. Aux plus
hautes instances, donc, le débat sur la façon d’appréhender la lutte
contre le phénomène sectaire continue.